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DU PASS DE LA HONTE, A LA GREVE DES BLOUSES BLANCHES

La loi instaurant le pass sanitaire et la vaccination obligatoire des soignants a été validée ce jeudi par le Conseil constitutionnel, ce qui pose un certain nombre de problèmes. Au cœur de cette décision, va se poser la problématique de l’absentéisme du personnel médical refusant ou étant dans l’incapacité de se faire vacciner.



Les soignants héros hier, zéro aujourd’hui !!!

Le Conseil Constitutionnel en validant l'obligation vaccinale pour les soignants en a fait des cibles. Alors que la tension sur les hôpitaux augmente de jour en jour à cause d’une résurgence des cas de Covid en France, nombreux sont ceux qui pointe les soignants « réfractaires à une vaccination obligatoire » comme Robert Sebbag, infectiologue à la Pitié-Salpêtrière qui explique que "la situation se détériore dans les hôpitaux et le fait que des soignants prennent le risque de contaminer des patients en refusant la vaccination n’est pas acceptable" . Sebbag insiste sur le fait que, selon lui, le refus de la vaccination est un choix politique de la part des soignants: "Certains sont même prêts à démissionner alors qu’on a déjà des problèmes d’effectifs". Oui c’est certain mais avons-nous vraiment le choix ?



L'accès aux soins

La loi rend obligatoire la présentation d’un « pass sanitaire » pour pouvoir se rendre dans des « services et établissements de santé, sociaux, et médico-sociaux », notamment pour les personnes « qui y sont accueillies pour des soins programmés. »

Le collectif BLOUSES BLANCHES s’inquiète vivement des conditions de mise en oeuvre d’une telle disposition, qui ne doit pas priver des patients de soins, alors même que les conséquences délétères de la crise sanitaire en termes d’accès aux soins et de suivi des malades, et notamment des malades atteints de pathologies chroniques, sont largement documentées. Le collectif BLOUSES BLANCHES que la mission de service public assumée par tous les soignants est de garantir l’accès aux soins pour tous. Les professionnels de santé quels que soient leurs modes d’exercice auront l’obligation déontologique de garantir à tous leurs patients des soins dans des conditions de sécurité optimales.

Le collectif BLOUSES BLANCHES est notamment opposés à ce que l'accès aux soins soit conditionné au pass sanitaire, que l'accès aux soins se fasse en urgence ou pas. L’accès aux soins doit être égalitaire pour tous.



Pass sanitaire pour les patients non urgents et les visiteurs

Les patients ayant des soins programmés et les accompagnants devront présenter un certificat de vaccination, un test PCR négatif ou un certificat de rétablissement à la suite d’une contamination par la Covid‑19 pour se rendre dans les établissements médicaux et médico-sociaux. Cette mesure s'applique sauf en cas d'urgence. En revanche, le pass ne sera pas obligatoire lors d'une visite chez le médecin.

Certaines personnes peuvent bénéficier d'aménagements concernant l'obligation de présenter un pass sanitaire, lorsque leur état de santé ne leur permet pas de se faire vacciner. Elles devront alors fournir un certificat médical de contre-indication à la vaccination. Des aménagements devraient être étudiés par le gouvernement pour leur éviter de devoir multiplier des tests virologiques.

Les responsables d'établissements qui ne contrôlent pas les pass sanitaires à l'entrée risquent une amende de 1 500 euros, et jusqu'à un an d'emprisonnement et 9 000 euros d'amende s'ils sont verbalisés à plus de trois reprises dans un délai de trente jours. Enfin, les patients ou accompagnants qui présentent un pass sanitaire frauduleux s'exposeraient à une peine de cinq ans d’emprisonnement et de 75 000 euros d’amende.



La grève !

Plusieurs syndicats de personnels soignants et du secteur médico-social ont lancé un appel à la grève pour, notamment, protester contre la vaccination obligatoire. Bien entendu Le collectif BLOUSES BLANCHES soutient ce mouvement social !

Au niveau national, la grève débute ce mercredi 4 août et ce pour une durée d’un mois. Le mouvement touche toute la France. En plus des manifestations contre le passe sanitaire qui essaiment partout en France le samedi, des syndicats de soignants et du médico-social ont lancé des appels à la grève dès la fin juillet pour protester, entre autres, contre la vaccination obligatoire contre le Covid-19. Au niveau national, le mouvement de grève a débuté ce mercredi 4 août.


Du côté des syndicats de soignants, certains considèrent que le recours à la vaccination obligatoire ne doit exempter l’exécutif de sa responsabilité dans la gestion de la crise sanitaire. Aurélie Jochau, secrétaire CGT de l’AP-HP, dénonce le fait que "le gouvernement est prompt à mettre la faute sur les soignants, mais refuse de remettre en question sa politique durant cette crise". Oui, une fois de plus ce sont les soignants les cibles !

Les syndicats des professions hospitalières et médico-sociales sont à l’origine de ces appels à la grève. Le mouvement a d’abord vu le jour en région, avec notamment les antennes locales de la CGT. Lyon, Marseille, Bastia, Paris,… La liste n’a cessé de s’allonger ces derniers jours.

Sur le plan national, le syndicat Sud-Santé-Sociaux a appelé, mercredi 28 juillet, à une grève illimitée dès mercredi 4 août.


Le mouvement de grève a commencé le 29 et 30 juillet à Lyon et Bastia, et ce pour une durée illimitée. La situation est la même dans la cité phocéenne, où 14 000 salariés sont concernés. Deux rassemblements sont prévus jeudi 5 août à 11 heures, devant la Timone et l’hôpital Nord de Marseille. Au niveau national, la date du 4 août est celle retenue. Sur le préavis de grève déposé par la fédération Sud Santé Sociaux, la mobilisation est prévue pour un mois, soit du 4 août au 3 septembre.


Le préavis couvre l’ensemble des personnels, dans le public comme le privé, des secteurs de la santé (hôpitaux, cliniques, Ehpad…), du médico-social et social (service à la personne, à domicile, foyers…) et de l’éducation (centre de loisirs, crèches, maisons de jeunes…). Difficile d’avoir un chiffre précis du nombre de personnes concernées sur tout le territoire français. Les pompiers sont aussi concernés puisqu’ils ont déposé un préavis de grève. Des syndicats d’autres professions pourraient rejoindre le mouvement dans les prochains jours, telle que la Fédération SUD Commerces et Services.


L’abrogation du passe sanitaire et l’obligation vaccinale pour les soignants font partie des revendications des grévistes. Mais ce n’est pas la seule. Augmentation immédiate des salaires, arrêt de la déréglementation sur le temps de travail et des fermetures de lits, un plan d’embauches massifs sont à revoir très très vite. La grève des soignants est « surtout liée à un ras-le-bol et aux conditions de travail qui ne cessent de se dégrader », en plus des annonces d’obligation vaccinale.


Le passe sanitaire entrera en vigueur dans les établissements de santé dès le 9 août, la vaccination deviendra obligatoire le 15 septembre pour le personnel soignant. À partir de cette date, il sera possible de suspendre le contrat de travail qui ne respectera pas l’obligation. Cela aura forcément des conséquences sur le moral des soignants et, de fait, entraîner des démissions.


Pour le collectif BLOUSES BLANCHES ces sanctions posent problème : « Il n’y a plus de notion de licenciement mais on ne pourra plus venir travailler. C’est un congé sans solde en gros. Vous perdez votre salaire. Le collectif BLOUSES BLANCHES pas contre la vaccination mais cela doit rester un choix libre. Bien entendu Le collectif BLOUSES BLANCHES soutient et encourage les grèves et les manifestations !


BLOUSES BLANCHES, rejoignez-nous sur notre groupe « BLOUSES BLANCHES », venez discuter avec nous, ou écrivez-nous directement : blousesblanches@protonmail.com



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